Ce texte se lit une phrase sur deux, suivre l'ecriture italique comme réponse au texte ecrit par un ami )
nous travaillons soit sur ses textes soit sur les miens en croisant nos ecrits et cela donne parfois de beaux poemes )
Je noie ma mélancolie
Qu'une eau limpide
Sous ce flot d'encre noire
Diluant les ombres impies
Guidant ce que j'écris
Lave cet bête noire insipide
Par mes petites histoires.
Comme guider par l'air inspiré
A défaut d'être comblée
La plume de mes mots caressants
Par la vie qui me fait peur
Effleureront la source de tes craintes effrayantes
Je comble les pages du cahier
Pour encore apaiser tes sommeils tourmentés
Avec colère, avec ardeur.
Je souffre mais nul n'entend
Je perçois du bord de la rive où je vis
Du moins écoute, je le sais.
Un cri, celui de ton âme apeurée
Un peu d'amour incessamment
Mais il est étouffé comme privé
Je suis sûre ne me déplaraît.
De ne pouvoir donner la mesure rythmée
J'ai passé des nuits blanches à chasser les couleurs
Chante tes effrois pour qu'il soient convertis
J'ai tourné en rond tant de minutes et tant d'heures
J'ai pris des mots éclairés le temps pour te donner
Je voulais simplement capturer quelques lueurs
Un refrain pour fouler le sentier de tes peurs
Retrouver de l'espoir, de la vie à mon coeur.
Et ainsi de ma rive entendre un douce mélodie
J'ai levé les yeux au ciel mais tout était noir
Regarde autours de toi
Je me suis demandé s'il n'était pas trop tard
Cherche encore cette lueur timide
Pour libérer mon âme de ce profond brouillard
Qui ravivée te donnera encore cette force de consumer la vie
Je voudrais des couleurs pour m'endormir ce soir.
Du noir et du blanc d'un prisme tu sauras leur donner nature
Offrez-moi donc des rêves au parfum du plaisir
Toi seul connaît les couleurs qui attisent l'envie
Des draps doux et moelleux dans lesquels m'assoupir
Alors pose tes doutes sur ce coussin de mots éclairés
Et un peu de chaleur pour cesser de frémir
Trouve la sérénité en toi et apaise tes colères
S'il vous plaît. Tout mon corps a besoin de dormir.
Et comme une main imaginée et legére
Je ne veux plus courir avec le corps tremblant
Je viendrai gommer le contour de tes chimères
La tête me brûlant, remplie de tant de tourments
Et chasserai d'un revers tes idées noires
Perdue dans le labyrinthe de mes sentiments
Ainsi tu sauras par ta volonté retrouvée
Tantôt doux, toujours passionnés, parfois violents.
Donner le tempo à tes rêveries.
J'aimerai juste mettre de la lumière dans mes nuits
Pouvoir oublier ces heures remplies d'insomnies
A remuer mon âme, à mes pleurs, à mes cris.
Je voudrais même dans le noir me sentir en vie.
Mon ami, la lueur de nos âmes est en nous même au plus profond de nos désarrois
Puise en toi la force de vivre encore et plus loin
Pour ceux qui partis puissent vivre d'un peu de nous même